Petits frères de l'Evangile

A la suite de Charles de Foucauld, notre vie est basée sur le double fondement de la prière et du partage de la vie des pauvres. Nous y ajoutons un troisième élément que le frère Charles n'a pas vécu, mais dont il a toujours rêvé: la vie communautaire. Voilà donc les trois "amours" de notre vie. Toute notre vie est dialogue avec Dieu, avec les pauvres, avec les frères et sœurs. Il y a comme un courant vital qui passe entre ces trois réalités intimement liées: c'est comme un triangle à l'intérieur duquel nous habitons. Mais quelles valeurs évangéliques animent ces trois mouvements d'amour: vers Dieu, vers les pauvres, vers la communauté des frères et des sœurs?

Adoration

C'est un mot qui caractérise toutes les familles du Frère Charles: Dieu nous a touchés, Jésus nous a bouleversés. Adorer veut dire respecter la place de chacun: laisser Dieu être Dieu, Lui donner l'espace et le temps dont Il a besoin, Le laisser s'exprimer à sa façon… et nous mettre à notre place: Nous tenir à Ses pieds, accueillir Son amour, se laisser faire par Lui avec la confiance d'un enfant, savoir attendre Sa visite.

Compassion

Partager de près la "passion" de celui ou de celle qui souffre: Démarche presque eucharistique de ceux et celles qui ont découvert la présence réelle de Dieu dans les personnes qui souffrent: les pauvres, les exclus. Le Verbe de Dieu s'est fait pauvre, et il a habité parmi nous, nous l'avons vu et nous le rencontrons dans les hommes et les femmes "brisés et broyés": visages et icônes de Jésus. Entre Dieu et les exclus, il ne faut pas choisir: l'un ne peut pas aller sans l'autre. Pas de véritable adoration qui ne devienne compassion. La vie du frère Charles est une illustration vivante de ce lien.

Communion

Nous sommes disciples d'un Dieu qui est communion, d'un Dieu qui est Trinité. Il nous invite à une relation privilégiée avec ceux et celles qui nous sont les plus proches: la communion fraternelle. Le sacrement du frère est un lieu fondamental de la présence réelle de Dieu dans notre monde. Vivre la vie fraternelle est une nécessité. Elle répond à une soif fondamentale de notre société: la soif de casser les mûrs de cette véritable prison qu'est l'individualisme. La personne humaine ne peut être vraiment elle-même épanouie et réalisée, si elle n'entre pas en relation, si elle n'apprend pas à "faire famille".

La persévérance dans la relation de "famille" est indispensable: fidélité au-delà des difficultés, climat fraternel au-delà des différences. Construire la communion est souvent la forme que prend l'évangélisation dans le monde d'aujourd'hui.

Construire la communion est souvent la forme que prend l'évangélisation dans le monde d'aujourd'hui.
Plus d'infos : www.petitsfreresevangile.com